24/08/2015

UN TÉMOIGNAGE BOULEVERSANT


Août 2015, Hassaké (Kurdistan de Syrie) :
Nupelda n’a que 28 ans mais compte déjà trois ans de guerre derrière elle. Elle qui est française, de mère marocaine, a fait sien le combat des Kurdes face à la barbarie de l’Organisation de l’Etat islamique. A Paris, lorsqu’elle était étudiante, elle ne ratait jamais la Fête de l’Humanité. Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité, l'a rencontrée au Rojava (Kurdistan de Syrie), sur la ligne de front à Hassaké, ville reprise aux djihadistes fin juillet, mais toujours menacée. Un témoignage unique, bouleversant.
Entretien : Pierre Barbancey - Photos : Frédéric Lafargue

23/08/2015

NOUVELLES ÉLECTIONS EN GRECE :
UNE LEÇON DE DÉMOCRATIE DE PLUS !

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a démissionné et annoncé la tenue de nouvelles élections législatives avant la fin du mois de septembre.

Une annonce qui n’a dû surprendre que ceux qui, avec «l'accord du 13 juillet» et le «3ème plan d'aide» d’août, nourrissaient l’illusion, ou l’espoir, que le peuple grec et son premier ministre avaient définitivement été battus dans leur exigence d’une rupture avec les politiques d’austérité et de reconquête démocratique. Le discours du 20 août est un discours d’appel à la mobilisation et à la riposte du peuple grec. Un chapitre se ferme, un nouveau s’ouvre déjà, appelant les grecs à se mobiliser pour se doter d’un gouvernement qui luttera contre l’impact de ces mesures austéritaires sur les classes populaires et pour «regagner [leur] souveraineté face aux créanciers». On est loin d’un renoncement et d’une trahison, mais bien dans un combat politique âpre.

21/08/2015


Le Pass' d'entrée (22 €) est en vente à la section de Romilly du PCF 66, rue de la Boule-d'Or
(Passer sous le porche, porte avant les garages)
Du lundi au jeudi de 10 h à 16 h - 09 52 67 02 58
Plus d'infos : clic sur l'image

09/08/2015

TEL-AVIV SUR SEINE :
SOUS LES DECOMBRES, LA PLAGE


Une énorme explosion, un ballon délaissé et quatre enfants massacrés sur le sable. C’était il y a un an, le 16 juillet 2014, à Gaza. 

Ce crime de l’armée israélienne, enterré par la commission d’enquête mise en place par Benyamin Netanyahou, n’aura pas, jeudi 13 août, de place sur les bords de la Seine. Là réside l’erreur - plus ! 
la faute - de la mairie de la capitale. La vocation de Paris était de plaider la paix, d’unir les deux villes de cette région en flammes avec lesquelles elle entretient des relations, Tel-Aviv l’Israélienne et Ramallah la Palestinienne, dans un rendez-vous de dialogue, dans un pari culturel. En choisissant la seule capitale d’une puissance qui opprime un autre peuple, qui dresse un mur de la honte, spolie terres et maisons, en s’obstinant dans cette manifestation, Anne Hidalgo hypothèque 
« les valeurs de tolérance et d’échange » dont elle se réclame dans une tribune du Monde.

Des extrémistes y trouveront matière à propagande pour un État religieux qui accaparerait Jérusalem pour en faire sa capitale et poursuivre le chemin de sang ou de cendres de la colonisation. D’autres y chercheront le biais pour polluer l’exigence d’un État palestinien des remugles de leur antisémitisme. Une faute donc.

Elle n’est pas la première. Laissons de côté Nicolas Sarkozy et ses déclarations d’amour au sinistre premier ministre israélien. Mais François Hollande, en proclamant sa compréhension pour le pilonnage de Gaza il y a un an, puis en faisant interdire les manifestations de solidarité avec les populations martyrisées, avait terni l’image 
de la France, le sens de son action depuis des décennies. Tel-Aviv est sans doute une ville joyeuse et noctambule. Jéricho, Bethléem et Jénine n’ont pas cette chance. 
Pas encore… Mais c’est ce vers quoi tous les efforts 
devraient tendre. Pour que les décombres n’encombrent plus les plages, quand bien même seraient-elles éphémères sur les bords de la Seine.

23/07/2015

LA LEÇON GRECQUE EST UTILE

La Grèce a occupé les médias durant tout le mois de juin et de juillet. L’affaire n’est pas banale en Europe. Imaginez : un pays qui se prononce librement, démocratiquement contre la politique d’austérité que lui imposent les dirigeants néolibéraux de l’Europe et du monde. Un pays qui tient tête, qui ne renonce pas. Qui dit « OXI », ce nouveau mot que nous ne connaissions pas. Un pays frère, à l’origine même de l’Europe et inventeur de la démocratie, menacé d’être viré de l’Europe politique ! 

La leçon grecque est utile 
- La dette et par voie de conséquence la question de la monnaie est posée par ce « petit » pays surendetté et contraint à emprunter pour rembourser des dettes qui servent à rembourser d’autres dettes à des banques étrangères… Plus les grecs ont de dettes, moins ils ont d’argent ! L’absurdité de ce système apparaît au grand jour au moment où une nouvelle crise financière s’annonce. La peur des tenants du système a été terrible car la crise financière est là, tapie dans l’ombre, dans le monde entier, chacun le sait : elle explique la violence économique et politique qui s’est abattue sur la Grèce.

Qu’on songe à la montagne de dettes irrécouvrables qui s’est installée sur nos têtes, pauvres humains !
- Les 18 300 milliards de dollars de dette de l’Etat fédéral américain obtenus grâce à la planche à billet pour un PIB à 17 416 milliards de dollars, sans compter l’astronomique endettement privé (le total privé + public atteint environ 400% du PIB). Plus de 2 000 milliards d’euros de dettes publiques en France par l’emprunt sur les marchés, alors que le pays est en déficit structurel depuis des années. Une Allemagne elle-même endettée à 74% de son PIB (source Eurostat pour 2014 : 2 166 milliards). Au dernier trimestre de 2014, la dette publique des 28 états membres de l’Union Européenne se portait à 86,6 % du PIB. Celle de la zone euro équivaut, quant à elle, à 92,1 % du PIB.

 - Donc l’Euro n’a pas protégé de la dette… Individuellement, six pays affichent un niveau de dette publique supérieur à 100 % du PIB. Il s’agit de la Grèce (176 % avant les derniers soubresauts), de l’Italie (131,8 %), du Portugal (131,4 %), de l’Irlande (114,8 %), de la Belgique (108,2 %) et de Chypre (104,7 %). Entre 2010 et 2013, le niveau d’endettement public par rapport au PIB a fortement augmenté dans de nombreux pays européens. En Chine,l ’endettement total (privé et public) a atteint les 29  000 milliards de dollars au mois de juin 2014, soit  283% de son PIB. Selon Standard & Poors, le système alternatif opaque (shadow banking) d’accès au crédit a connu une croissance d’environ 34% par an en Chine ces dernières années, pour atteindre 4 500 milliards de dollars (contre 75  000 milliards dans le monde entier). Et maintenant la crise boursière et financière touche aussi ce pays. Bref, la dette est partout et elle enrichit les banques, les financiers, les capitalistes : elle creuse les inégalités de toutes natures alors qu’elle ne remplit pas sa mission de soutien à l’économie. Ainsi le monde va de crises en crises.

16/07/2015

Intervention de Pierre Laurent au Sénat lors de la discussion sur l'accord imposé à la Grèce :


Intervention d'André Chassaigne à l'Assemblée Nationale :

14/07/2015

GRECE : LE DÉBAT POUR UNE AUTRE EUROPE EST POSÉ

Les élu-e-s PCF/Front de gauche ont voté contre l'accord lors du débat parlementaire. "C'est un mauvais accord, désastreux pour l'avenir de la Grèce", a déclaré André Chassaigne.

Quelle valeur reconnaître à un vote exprimé, un pistolet sur la tempe ? Quelle légitimité peut avoir une décision obtenue sous la menace, qui abroge les choix d’un peuple ? En ce jour où le Parlement grec est convoqué pour adopter à la chaîne des mesures élaborées à Bruxelles [mercredi 15 juillet - ndlr], ces questions ne troublent guère les dirigeants des États de la zone euro qui ont suivi Angela Merkel et Wolfgang Schäuble dans leur volonté de placer la Grèce sous une humiliante tutelle. Ce 15 juillet 2015 restera, dans l’histoire de ce pays, un jour noir pour la démocratie. Le peuple hellénique avait subi, en 1967, le putsch des colonels. Aujourd’hui, il n’y a heureusement pas de chars dans les rues d’Athènes, et pourtant c’est bien un coup d’État financier qui a été orchestré et qui, pour l’heure, a réussi, à coups d’étranglement financier et de chantage.

La surenchère austéritaire de l’Eurogroupe a confirmé avec une brutalité inouïe les véritables mobiles de l’acharnement contre la Grèce. Il s’agissait moins d’obtenir des garanties que les engagements seraient tenus que de « punir » un peuple coupable d’avoir choisi une autre orientation de la politique européenne, en portant Syriza au pouvoir après avoir chassé les conservateurs et sociaux-démocrates, responsables du marasme financier. Depuis le 25 janvier, Alexis Tsipras mène un combat courageux pour défendre la dignité du peuple grec.

Il y a quelque indécence à présenter l’accord comme un succès « historique », dû à l’engagement de François Hollande, qui s’est démarqué bien tardivement du jusqu’au-boutisme de Berlin. Le maintien de la Grèce dans l’euro, que souhaitaient le peuple grec et son gouvernement, concédé au prix de la négation de toute souveraineté, d’un traitement de type colonial, c’est injustifiable, et en dit long sur la détermination des oligarques européens à s’opposer aux mobilisations des peuples. Partout, et pas seulement en Grèce, le débat pour une autre Europe, sociale et solidaire, est posé.


09/07/2015

"NOUS VOULONS CONQUÉRIR !"


Dimanche 5 juillet, la section du PCF de Romilly organisait son traditionnel buffet estival qui a réuni une quarantaine de personnes.

Le ton en était donné, dès son introduction au débat par Fethi Cheikh, secrétaire de la section : “Assez de reculer ! Assez de résister ! Nous voulons conquérir ! Nous voulons du progrès !”. Référendum en Grèce - “ce qui se passe là-bas est immense”, a dit une participante -, méfaits de la politique du gouvernement et leurs déclinaisons locales, mais aussi ceux de la droite municipale avec, notamment, la hausse de 100 euros de la taxe d’habitation et la baisse des subventions aux associations, débat autour de l’avenir du technicentre de Romilly où la SNCF a annoncé des suppressions massives d’emplois, élections régionales de décembre prochain... sont autant de questions qui ont été abordées. La fête de l’Humanité n’a pas été oubliée et huit vignettes ont été achetées. L’initiative s’est poursuivie autour d’un buffet et rendez-vous est déjà pris pour la “rentrée sociale”.

06/07/2015

ÉLECTIONS RÉGIONALES : LES COMMUNISTES ONT VOTÉ

Dimanche 5 et lundi 6 juillet, les communistes de la section de Romilly étaient appelés à voter sur la stratégie proposée par la Conférence régionale qui s’était réunie le 27 juin, à savoir la construction de listes de large rassemblement à gauche, distinctes de celles du PS, pour en finir avec l’austérité et barrer la route à la droite.


  • RÉSULTATS DU VOTE A ROMILLY :

POUR : 65,38 % - CONTRE : 3,85% - ABSTENTION : 30,77%

  • RÉSULTATS DU VOTE DEPARTEMENTAL :

POUR : 84,21 % - CONTRE : 5,26% - ABSTENTION : 10.53%

  • RÉSULTATS DU VOTE DE LA REGION ALSACE, CHAMPAGNE ARDENNE, LORRAINE :

POUR : 76,20 % - CONTRE : 16,7% - ABSTENTION : 7%


30/06/2015

LE MAIRE DÉMENTI PAR LA RÉALITÉ DES CHIFFRES

Et si, et si, et si.... nos concitoyens vont devoir s’habituer à des restrictions et demain ne pourra pas être comme aujourd’hui”. En quelques mots, voici résumée la teneur des propos du maire de Romilly, répondant à l’opposition de gauche, lors du conseil municipal qui s’est réuni samedi 27 juin. 

Assurément, Eric Vuillemin voudrait nous faire croire que nous vivons dans un pays sans richesse où rien ne serait plus possible pour notre peuple. Sacrifices... sacrifices, voilà donc à quoi il veut habituer la population romillonne.

Attaque injustifiée contre les associations 
Lors du vote du budget 2015, le maire avait justifié son attaque sans précédent contre la vie associative locale, où la MJC était particulièrement visée, par la baisse des dotations de l’état. Il expliquait ainsi, tout azimut et à tous vents, qu’il ne pouvait pas distribuer l’argent qu’il n’avait pas. Certes, cette baisse des dotations de l’état est insupportable car, avec le chômage et la précarité, la demande de la population est grandissante. Mais la droite n’a pas de leçons à donner de ce point de vue. Son retour éventuel au pouvoir se traduirait par une baisse supplémentaire de 100 à 150 milliards d’€ de la dépense publique. Bonjour les dégâts pour les collectivités territoriales !

Au dernier conseil municipal, la vérité des chiffres à quelque peu contredit le discours qu’il tient depuis le vote du budget, en février de cette année. Comme l’a démontré le conseiller municipal communiste, Dany Bouteiller, la ville recevra en 2015, 93 468 € de dotations de plus qu’en 2014, auxquelles s’ajouteront des recettes fiscales supplémentaires (138 966 €). Mis en difficulté par une opposition de gauche qui avait épluché avec rigueur les comptes de la commune - le FN est resté muet comme une carpe ! -, Eric Vuillemin s’est retranché derrière les dangers des emprunts “toxiques” contractés par la ville. Mais revient-il aux contribuables de faire les frais de la gestion calamiteuse de la banque Dexia qui n’a pas joué son rôle de conseil à l’égard des communes ? “Il faudra bien payer un jour”, a-t-il lancé aux élus du Conseil municipal. Mais pourquoi donc payer ce qui est illégitime ? Comme les grecs, il va falloir, un jour peut-être, que le peuple de France dise “Non” et mette au pouvoir un gouvernement qui fasse clairement entendre cette volonté.

19/06/2015

APPEL AU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE :
LA PLACE DE LA FRANCE EST AUX COTES DU PEUPLE GREC

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APPEL / PÉTITION :
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Monsieur le Président de la République,

La crise grecque s'exacerbe de façon alarmante. Chaque jour qui passe peut, soit nous rapprocher d'un accord utile à toute l'Europe, soit d'une rupture dont personne ne peut prévoir les conséquences. L'intransigeance des principaux dirigeants européens peut nous conduire alors au bord de l'abîme. Il est aussi vital que pressant de sortir de ce piège. Le moment est crucial. La responsabilité de chaque acteur concerné est directement engagée. Il serait sordide - et au demeurant parfaitement vain - d'escompter une capitulation du gouvernement grec. La fidélité de celui-ci au mandat que lui a confié son peuple n'est pas un défaut mais un exemple à suivre. S'il refuse la compromission, il s'est, en revanche, montré prêt au compromis. Une solution à la fois digne et réaliste est donc à portée de la main. Le moment ultime est venu pour la concrétiser.

C'est dans ce contexte que nous vous lançons un appel solennel : la France ne peut, dans un tel moment, apparaître inerte sinon suiviste des puissants. Son message ne peut se réduire à un rappel docile des "règles" à respecter quand la maison brûle. D'autant que ces règles sont aujourd'hui massivement récusées par les peuples et reconnues contre-productives par nombre de leurs anciens protagonistes eux-mêmes.