Selon la Commission européenne, 1 000 milliards d'euros dûs à la fraude et à l'évasion fiscale font défaut dans les budgets des pays européens.
Le délinquant Cahuzac n'aurait planqué "que" l'équivalent de 600 Smic dans un paradis fiscal. 50 ans de revenus pour un Smicard ! Tout cet argent, soustrait par les riches, familles fortunées mais aussi - et surtout - par les grandes entreprises, représente des sommes qui, récupérées pour le bien commun, permettraient d'aborder les débats budgétaires sous un angle bien différent. Car l'équation est simple : sans fraude ou évasion fiscale (bien souvent légale, hélas), pas d'austérité.
Depuis le début de la crise, mille et une intentions ont été exprimées sur la "moralisation" du capitalisme. Mais en actes, les peuples payent et les paradis fiscaux connaissent un essor prodigieux. Il est urgent de remettre la main sur ces masses d'argent détournées du bien commun vers les circuits opaques spéculatifs : contrôle des mouvements de capitaux, transparence dans l'activité des banques (notamment celle dites "d'affaires"), sur les comptes et les réels actionnaires des grandes entreprises (filiales, sociétés écrans, holdings ou fondations permettent à n'importe qui de se dissimuler, etc.), refonte des missions et des statuts de la Banque centrale européenne (BCE), etc.
23/05/2013
15/05/2013
"L'EFFICACITE, C'EST LE RASSEMBLEMENT DES LE PREMIER TOUR"
Pour rassembler la gauche dès le premier tour et construire un projet avec les citoyens, Pierre Mathieu, candidat aux municipales de 2014, a déjà pris son bâton de pélerin. Interview :
Pourquoi engager dès maintenant la campagne des municipales ?
Pierre Mathieu : Parce qu’il n’y a aucun temps à perdre. Cette échéance, qui semble lointaine, va en fait arriver très vite. C’est maintenant qu’il faut créer les conditions du rassemblement le plus large possible, sur des valeurs de progrès et de solidarité. Construire des orientations qui correspondent aux attentes et aux besoins de la population ne peut s’improviser et encore moins se bricoler au dernier moment. Construire une liste à l’image de la diversité des forces de gauche, largement majoritaires à Romilly, ouverte aux acteurs locaux qui souhaitent s’engager dans la mise en œuvre d’un nouveau projet, demande beaucoup de travail et le temps nécessaire pour le réaliser. Je suis pleinement engagé dans ce travail de fond. Et pour moi, il est essentiel de construire le projet avec la participation la plus grande possible d’habitants, de responsables associatifs et syndicaux, d’acteurs sociaux et économiques. C’est le sens des initiatives que j’ai commencé à organiser avec mon ami Joë Triché, conseiller général du canton de Romilly-sur-Seine. Je note d’ailleurs que, sur les questions sensibles du dossier de l’eau ou celle de l’électrification de Paris-Troyes, celles-ci permettent déjà de premières avancées. Cela laisse entrevoir ce qui serait possible avec une nouvelle majorité municipale ancrée sur l’intérêt général plutôt que sur celui des promoteurs ou des intérêts privés de grands groupes tels que Véolia.
Pourquoi engager dès maintenant la campagne des municipales ?
Pierre Mathieu : Parce qu’il n’y a aucun temps à perdre. Cette échéance, qui semble lointaine, va en fait arriver très vite. C’est maintenant qu’il faut créer les conditions du rassemblement le plus large possible, sur des valeurs de progrès et de solidarité. Construire des orientations qui correspondent aux attentes et aux besoins de la population ne peut s’improviser et encore moins se bricoler au dernier moment. Construire une liste à l’image de la diversité des forces de gauche, largement majoritaires à Romilly, ouverte aux acteurs locaux qui souhaitent s’engager dans la mise en œuvre d’un nouveau projet, demande beaucoup de travail et le temps nécessaire pour le réaliser. Je suis pleinement engagé dans ce travail de fond. Et pour moi, il est essentiel de construire le projet avec la participation la plus grande possible d’habitants, de responsables associatifs et syndicaux, d’acteurs sociaux et économiques. C’est le sens des initiatives que j’ai commencé à organiser avec mon ami Joë Triché, conseiller général du canton de Romilly-sur-Seine. Je note d’ailleurs que, sur les questions sensibles du dossier de l’eau ou celle de l’électrification de Paris-Troyes, celles-ci permettent déjà de premières avancées. Cela laisse entrevoir ce qui serait possible avec une nouvelle majorité municipale ancrée sur l’intérêt général plutôt que sur celui des promoteurs ou des intérêts privés de grands groupes tels que Véolia.
05/05/2013
04/05/2013
UN 1ER MAI POUR DIRE NON A L'ANI ET A L'AUSTERITE
A Romilly, une soixantaine de personnes se sont rassemblées le 1er mai à la Bourse du travail.
Ce que n'avait pas pu faire Sarkozy puisque tous les 1er mai de son quinquennat se sont déroulés derrière la banière de l'unité syndicale, le gouvernement socialiste l'a réussi avec l'ANI. En présence de David Morin, secrétaire de l'Union départementale CGT, la manifestation romillonne a aussi été placée par Christophe Latrasse, secrétaire de l'union locale, qui a entre autre réitéré l'exigence du vote de la loi d'amnistie sociale, sous le signe de la "solidarité nationale et internationale".
Lecture a été donnée d'un courrier de Thierry Lepaon à François Hollande.
VOIR LE DIAPORAMA...
Ce que n'avait pas pu faire Sarkozy puisque tous les 1er mai de son quinquennat se sont déroulés derrière la banière de l'unité syndicale, le gouvernement socialiste l'a réussi avec l'ANI. En présence de David Morin, secrétaire de l'Union départementale CGT, la manifestation romillonne a aussi été placée par Christophe Latrasse, secrétaire de l'union locale, qui a entre autre réitéré l'exigence du vote de la loi d'amnistie sociale, sous le signe de la "solidarité nationale et internationale".
Lecture a été donnée d'un courrier de Thierry Lepaon à François Hollande.
VOIR LE DIAPORAMA...
30/04/2013
VEOLIA SOUS PROTECTION DU MAIRE ET DE LA MUNICIPALITE
En 2004 étaient conclus, entre la ville de Romilly et la société RUAS, deux contrats de dix ans pour la gestion de l’eau et de l’assainissement. Depuis, VEOLIA a racheté RUAS et est donc devenu responsable de la mise en oeuvre de ces contrats.
Rien n’a été respecté des engagements pris et votés par le conseil municipal :
Pourtant, dans l’article 37.4 du contrat, “exécution d’office des travaux de renouvellement”, tout est prévu en cas de non-respect des engagements pris par la société Véolia. Il est indiqué : «la collectivité pourra faire procéder, aux frais du délégataire, à l’exécution des travaux...». Pourquoi le maire n’a-t-il pas mis à exécution cette possibilité stipulée par les contrats ? Sa responsabilité se trouve totalement engagée dans la situation actuelle. Pourtant, bien que les engagements n’aient pas été tenus, le prix de l’eau n’a pas cessé d’augmenter depuis 2008 (+ 233% sur la part communale de l’eau potable et + 103% sur la part assainissement).
Et les baisses soudainement consenties, suite aux actions que nous menons, même si elles sont bonnes à prendre, ne compenseront pas ces hausses vertigineuses. Ajoutons à tout cela, la non mise en place par le maire de la commission consultative des services publics locaux, prévue à l’article L.1413-1, associant élus, techniciens et représentants des usagers pour le contrôle de la mise en oeuvre des engagements.
Rien n’a été respecté des engagements pris et votés par le conseil municipal :
- Le rendement du réseau devait être porté à 80% dans les deux années suivant la signature des contrats. Aujourd’hui, il est de moins de 70% !
- Les 1 800 branchements en plomb devaient être remplacés pour décembre 2013. Aujourd’hui, il en reste 1 146 !
- Tous les compteurs de plus de quinze ans devaient être changés. Aujourd’hui, 3 000 sont toujours en service !
Pourtant, dans l’article 37.4 du contrat, “exécution d’office des travaux de renouvellement”, tout est prévu en cas de non-respect des engagements pris par la société Véolia. Il est indiqué : «la collectivité pourra faire procéder, aux frais du délégataire, à l’exécution des travaux...». Pourquoi le maire n’a-t-il pas mis à exécution cette possibilité stipulée par les contrats ? Sa responsabilité se trouve totalement engagée dans la situation actuelle. Pourtant, bien que les engagements n’aient pas été tenus, le prix de l’eau n’a pas cessé d’augmenter depuis 2008 (+ 233% sur la part communale de l’eau potable et + 103% sur la part assainissement).
Et les baisses soudainement consenties, suite aux actions que nous menons, même si elles sont bonnes à prendre, ne compenseront pas ces hausses vertigineuses. Ajoutons à tout cela, la non mise en place par le maire de la commission consultative des services publics locaux, prévue à l’article L.1413-1, associant élus, techniciens et représentants des usagers pour le contrôle de la mise en oeuvre des engagements.
25/04/2013
AMNISTIE SOCIALE : LE VOTE DU SENAT DOIT ETRE RESPECTE
Appel de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :
"La décision du gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale est incompréhensible. Elle s'apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face par rapport aux positions exprimées par madame Taubira, ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l'égard de l'ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l'heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours seulement après l'adoption de l'ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail. Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l'Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l'amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai, quelques jours après le vote définitif de l'ANI.
"La décision du gouvernement de ne pas voter la proposition de loi d'amnistie sociale est incompréhensible. Elle s'apparente à un désaveu cinglant du Sénat et de sa majorité de gauche. Elle est une volte face par rapport aux positions exprimées par madame Taubira, ministre de la Justice lors des débats sur le texte au Sénat. Surtout, cette proposition de loi constitue un acte de justice à l'égard de l'ensemble des salariés et des syndicalistes qui luttent pour le maintien de leur emploi à l'heure où le chômage atteint un record dramatiquement historique. Le rejet de ce texte, quelques jours seulement après l'adoption de l'ANI qui instaure une amnistie patronale en limitant les délais de recours contre les licenciements abusifs est un nouveau coup dur contre le monde du travail. Comble du calendrier, la discussion dans l’hémicycle de l'Assemblée des propositions de loi du Front de gauche sur l'amnistie sociale et sur les licenciements boursiers interviendra le 16 mai, quelques jours après le vote définitif de l'ANI.
18/04/2013
NEW OLYMPIA : LES LICENCIEURS A L'HONNEUR
Articles de presse, caméras de télévision, France 3 Champagne Ardenne, Canal32, inauguration officielle, rien n’a été laissé au hasard pour mettre en lumière l’ouverture d’un mini magasin d’une centaine de m2 destiné à la vente de chaussettes Olympia et Bleu Forêt.
Le Pdg de ce groupe vosgien, qui a fait main basse sur le 1er fabricant de chaussettes en France (groupe Jacquemard), était bien sûr présent. Ainsi, du côté des médias locaux et aubois, tout est bon pour alimenter l’idée que ça bouge à Romilly. Seraient-ils déjà en campagne pour l’équipe UMP de la mairie ? On peut effectivement se poser la question. Le lecteur attentif de cette presse aura constaté, qu’au risque de perdre sa crédibilité, elle écrit dix fois sur la même réalisation et nous annonce dix fois les mêmes créations d’emplois, toujours aussi virtuels.
Le Pdg de ce groupe vosgien, qui a fait main basse sur le 1er fabricant de chaussettes en France (groupe Jacquemard), était bien sûr présent. Ainsi, du côté des médias locaux et aubois, tout est bon pour alimenter l’idée que ça bouge à Romilly. Seraient-ils déjà en campagne pour l’équipe UMP de la mairie ? On peut effectivement se poser la question. Le lecteur attentif de cette presse aura constaté, qu’au risque de perdre sa crédibilité, elle écrit dix fois sur la même réalisation et nous annonce dix fois les mêmes créations d’emplois, toujours aussi virtuels.
10/04/2013
LA GESTION DE L'EAU ET DE L'ASSAINISSEMENT EN QUESTION
Christophe Lime, maire-ajoint de Besançon chargé de l’eau et de l’assainissement, était à Romilly mardi 9 avril pour animer une réunion publique à laquelle ont participé une soixantaine de personnes.
A Romilly, les contrats d’affermage de l’eau et de l’assainissement arrivent à terme fin 2014. Véolia (après avoir absorbé Ruas) est délégataire de ces services, avec des insatisfactions chez les usagers et, plus grave, des obligations contractuelles non respectées, comme le remplacement des branchements en plomb et des compteurs de plus de 15 ans ; sans parler de la vétusté du réseau qui occasionnne 30% de pertes (fuites par rapport aux pompages). C’est ce qu’avait souligné Joë Triché, dans une récente lettre au maire de Romilly, lui demandant de prolonger les contrats afin qu’une étude approfondie puisse être menée, estimant "logique et responsable [pour cause d’élections municipales en 2014] que la décision soit prise et mise en oeuvre par la même équipe municipale". Cette réunion, à laquelle participait Pierre Mathieu, avait pour objectif de lancer un processus de concertation et d’intervention citoyenne sur des questions qui touchent de près la population : le prix et la qualité de l’eau et de l’assainissement.
A Romilly, les contrats d’affermage de l’eau et de l’assainissement arrivent à terme fin 2014. Véolia (après avoir absorbé Ruas) est délégataire de ces services, avec des insatisfactions chez les usagers et, plus grave, des obligations contractuelles non respectées, comme le remplacement des branchements en plomb et des compteurs de plus de 15 ans ; sans parler de la vétusté du réseau qui occasionnne 30% de pertes (fuites par rapport aux pompages). C’est ce qu’avait souligné Joë Triché, dans une récente lettre au maire de Romilly, lui demandant de prolonger les contrats afin qu’une étude approfondie puisse être menée, estimant "logique et responsable [pour cause d’élections municipales en 2014] que la décision soit prise et mise en oeuvre par la même équipe municipale". Cette réunion, à laquelle participait Pierre Mathieu, avait pour objectif de lancer un processus de concertation et d’intervention citoyenne sur des questions qui touchent de près la population : le prix et la qualité de l’eau et de l’assainissement.
08/04/2013
"UN MOUVEMENT S'EST FAIT JOUR EN FAVEUR DE LA GESTION PUBLIQUE"
A quelques jours de sa venue à Romilly, Christophe Lime, maire-adjoint de Besançon chargé de l'eau et de l'assainissement, a répondu à nos questions.
- Si on voulait faire de l’humour, on pourrait dire que la “vague” des retours à une gestion publique de l’eau et de l’assainissement se transforme en “déferlante”.
Christophe Lime : En effet, depuis plusieurs années, le débat public se polarise en France autour du mode de gestion des services d’eau et d’assainissement. Après des décennies de domination d’un "modèle français" de l’eau, caractérisé par la présence de grands groupes privés, un mouvement s’est fait jour en faveur de la gestion publique. Grenoble en 2000, Neufchâteau en 2001, Paris 2010… le retour en gestion publique a concerné plus de 2,8 millions d’habitants supplémentaires entre 2009 et 2012. Pour l’eau potable, la population desservie en gestion publique serait passée de 28 % à 34 % entre 2004 et 2012. D’autres collectivités ont d’ores et déjà annoncé un retour en gestion publique pour les années qui viennent (Aubagne, Valence, Nice, Rennes, Bordeaux, agglomération du Pays de Montbéliard…). Certains pays (Belgique, Allemagne, Pays Bas, Norvège…) ont conservé dans le giron public la quasi-totalité de la gestion de ce service. Mieux encore, la Suisse a inscrit le principe de la gestion de l’eau dans sa Constitution. Et en Italie, à l’occasion du référendum du 13 juin 2011, les électeurs ont de la même façon refusé la privatisation de la gestion de l’eau dans le pays.
- Si on voulait faire de l’humour, on pourrait dire que la “vague” des retours à une gestion publique de l’eau et de l’assainissement se transforme en “déferlante”.
Christophe Lime : En effet, depuis plusieurs années, le débat public se polarise en France autour du mode de gestion des services d’eau et d’assainissement. Après des décennies de domination d’un "modèle français" de l’eau, caractérisé par la présence de grands groupes privés, un mouvement s’est fait jour en faveur de la gestion publique. Grenoble en 2000, Neufchâteau en 2001, Paris 2010… le retour en gestion publique a concerné plus de 2,8 millions d’habitants supplémentaires entre 2009 et 2012. Pour l’eau potable, la population desservie en gestion publique serait passée de 28 % à 34 % entre 2004 et 2012. D’autres collectivités ont d’ores et déjà annoncé un retour en gestion publique pour les années qui viennent (Aubagne, Valence, Nice, Rennes, Bordeaux, agglomération du Pays de Montbéliard…). Certains pays (Belgique, Allemagne, Pays Bas, Norvège…) ont conservé dans le giron public la quasi-totalité de la gestion de ce service. Mieux encore, la Suisse a inscrit le principe de la gestion de l’eau dans sa Constitution. Et en Italie, à l’occasion du référendum du 13 juin 2011, les électeurs ont de la même façon refusé la privatisation de la gestion de l’eau dans le pays.
01/04/2013
F. HOLLANDE DECONNECTE DES URGENCES SOCIALES
REACTION DE PIERRE LAURENT :
"Ce n'est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s'est livré le Président de la République, sur France 2 le 28 mars, qui peut convaincre le pays.
Tout le monde voit que l'austérité mène à l'échec ici comme dans toute l'Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l'Europe il propose d'aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple ! Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n'est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté. Il a vanté l'accord sur l'emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu'il contient.
"Ce n'est pas le laborieux exercice de justification de ses choix politiques auquel s'est livré le Président de la République, sur France 2 le 28 mars, qui peut convaincre le pays.
Tout le monde voit que l'austérité mène à l'échec ici comme dans toute l'Europe. Mais le Président persiste et signe. Pire, il annonce une année 2013 de hausse continue du chômage, un nouvel allongement de la durée de cotisation des retraites, et sur l'Europe il propose d'aller plus vite dans les sanctions infligées aux peuples en prenant Chypre comme exemple ! Les mots de François Hollande sont restés totalement déconnectés des urgences sociales et des solutions nouvelles nécessaires. Rien de ce que nous avons entendu n'est de nature à rassurer les Françaises et les Français qui souffrent et ont plus que jamais besoin du changement pour lequel ils ont voté. Il a vanté l'accord sur l'emploi signé par le Medef et trois organisations syndicales minoritaires en continuant à masquer les graves reculs des droits sociaux qu'il contient.
27/03/2013
CHOMAGE : RECORD HISTORIQUE DANS L'AUBE
L'Aube vient de battre son record historique du chômage. Il datait de septembre 1996 : on comptait alors 16 804 demandeurs d'emploi. En
février 2013, ils étaient 16 997 (pour la seule catégorie A).
La dernière livraison de l'INSEE est sans appel. L'économie française a eu une croissance nulle en 2012 et les prévisions de croissance pour 2013 et 2014 sont tout aussi sombres. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La politique d'austérité et de baisse des coûts salariaux se traduit par une pression sur l'emploi au nom de la compétitivité, qui fait exploser le chômage au point de presque atteindre les records nationaux de 1997. Elle contribue à transférer le poids de la fiscalité des entreprises sur celle des ménages (10 milliards d'euros par le CICE) ce qui réduit d'autant leur pouvoir d'achat et pèse sur leur consommation. Elle diminue la dépense publique en ponctionnant les services publics nationaux et locaux, au point de les empêcher de fonctionner, de répondre aux besoins de la population et de financer l'activité locale. Autant de mesures qui enferment de fait la France dans la stagnation.
La dernière livraison de l'INSEE est sans appel. L'économie française a eu une croissance nulle en 2012 et les prévisions de croissance pour 2013 et 2014 sont tout aussi sombres. Mais comment pourrait-il en être autrement ? La politique d'austérité et de baisse des coûts salariaux se traduit par une pression sur l'emploi au nom de la compétitivité, qui fait exploser le chômage au point de presque atteindre les records nationaux de 1997. Elle contribue à transférer le poids de la fiscalité des entreprises sur celle des ménages (10 milliards d'euros par le CICE) ce qui réduit d'autant leur pouvoir d'achat et pèse sur leur consommation. Elle diminue la dépense publique en ponctionnant les services publics nationaux et locaux, au point de les empêcher de fonctionner, de répondre aux besoins de la population et de financer l'activité locale. Autant de mesures qui enferment de fait la France dans la stagnation.
21/03/2013
DROIT DE VOTE DES ETRANGERS : UNE RECULADE
Il faut appeler un chat un chat et la position du gouvernement sur le droit
de vote des étrangers aux élections locales une reculade. Honteuse qui plus est,
la question ayant tout bonnement disparu des textes sur la réforme
constitutionnelle présentés la semaine passée au Conseil des ministres.
Le gouvernement ne s’en est pas vanté. Une reculade : voilà plus de trente ans, depuis les propositions de François Mitterrand, que le PS, en période électorale, la fait sortir des eaux pour la replonger ensuite dans les profondeurs. C’est injuste, parce que c’est une promesse non tenue. C’est injuste encore, car les étrangers qui travaillent ici, qui payent des impôts ici, qui participent de toutes les manières à la vie sociale dans leur commune, leur quartier, devraient donc rester indéfiniment hors de la citoyenneté que confère le droit de vote, de la citoyenneté qui leur permettrait d’intervenir dans la construction de la chose publique qui les concerne, tout autant que les « nationaux ». Mais ce n’est même pas qu’une question de justice, ce qui pourtant est déjà beaucoup, car on ne construit pas du lien social dans l’injustice.
Le gouvernement ne s’en est pas vanté. Une reculade : voilà plus de trente ans, depuis les propositions de François Mitterrand, que le PS, en période électorale, la fait sortir des eaux pour la replonger ensuite dans les profondeurs. C’est injuste, parce que c’est une promesse non tenue. C’est injuste encore, car les étrangers qui travaillent ici, qui payent des impôts ici, qui participent de toutes les manières à la vie sociale dans leur commune, leur quartier, devraient donc rester indéfiniment hors de la citoyenneté que confère le droit de vote, de la citoyenneté qui leur permettrait d’intervenir dans la construction de la chose publique qui les concerne, tout autant que les « nationaux ». Mais ce n’est même pas qu’une question de justice, ce qui pourtant est déjà beaucoup, car on ne construit pas du lien social dans l’injustice.
14/03/2013
TARIFS DE L'ENERGIE : SEUL A CHANGE LE NOM DE LA LOI
La proposition de loi sur la « tarification progressive de l’énergie »
retoquée au Sénat en octobre dernier, a été adoptée cette semaine à l’Assemblée Nationale
sous sa nouvelle dénomination de loi de « transition vers un système énergétique
sobre ».
Le nom de la loi change, mais le système de malus pour les usagers reste. Les députés et sénateurs communistes sont parvenus à faire adopter au cours de la discussion un élargissement des tarifs sociaux, et une interdiction des coupures et des résiliations de contrats durant la trêve hivernale. Mais ces avancées sociales sont entachées par de nombreux reculs en matière de politique énergétique. Ne tenant pas compte du débat démocratique et récusant les avancées adoptées au Sénat sous l’impulsion des sénateurs communistes et Front de gauche, les députés socialistes ont adopté unilatéralement un texte s’attaquant au principe fondamental d’égalité devant l’accès à l’énergie sur tout le territoire.
Le nom de la loi change, mais le système de malus pour les usagers reste. Les députés et sénateurs communistes sont parvenus à faire adopter au cours de la discussion un élargissement des tarifs sociaux, et une interdiction des coupures et des résiliations de contrats durant la trêve hivernale. Mais ces avancées sociales sont entachées par de nombreux reculs en matière de politique énergétique. Ne tenant pas compte du débat démocratique et récusant les avancées adoptées au Sénat sous l’impulsion des sénateurs communistes et Front de gauche, les députés socialistes ont adopté unilatéralement un texte s’attaquant au principe fondamental d’égalité devant l’accès à l’énergie sur tout le territoire.
07/03/2013
ELECTRIFICATION DE LA LIGNE SNCF PARIS-TROYES : LE FRUIT DES LUTTES ET DE LA TENACITE
"Avec l'approbation ministérielle du projet une étape décisive vient d'être franchie. Mais l'action doit se poursuivre pour que l'état continue d'assumer ses responsabilités et renouvelle les trains", a déclaré Pierre Mathieu, vice-président du Conseil régional en charge des transports.
Enfin ! L’enquête d’utilité publique en vue de l’électrification jusqu’à Troyes de la ligne SNCF n°4 s’ouvrira le 2 avril prochain. Jusqu’à une récente rencontre au ministère des transports, le doute s’était installé quant aux intentions du nouveau gouvernement. En effet, cette enquête, étape incontournable avant le début des travaux, était initialement programmée en fin d’année dernière. Cette entrevue, à laquelle avait pris part une délégation d’élus concernés par ce dossier et de divers horizons politiques, conduite par le président du Conseil régional et son vice-président, Pierre Mathieu, avait permis de lever les inquiétudes sur cette question de l’électrification. Le ministre des transports, F. Cuvilliers, a ainsi adressé le 1er mars un courrier au président de RFF (Réseau ferré de France), faisant part de sa décision “d'approuver le projet d'électrification de la ligne Paris-Troyes”.
Enfin ! L’enquête d’utilité publique en vue de l’électrification jusqu’à Troyes de la ligne SNCF n°4 s’ouvrira le 2 avril prochain. Jusqu’à une récente rencontre au ministère des transports, le doute s’était installé quant aux intentions du nouveau gouvernement. En effet, cette enquête, étape incontournable avant le début des travaux, était initialement programmée en fin d’année dernière. Cette entrevue, à laquelle avait pris part une délégation d’élus concernés par ce dossier et de divers horizons politiques, conduite par le président du Conseil régional et son vice-président, Pierre Mathieu, avait permis de lever les inquiétudes sur cette question de l’électrification. Le ministre des transports, F. Cuvilliers, a ainsi adressé le 1er mars un courrier au président de RFF (Réseau ferré de France), faisant part de sa décision “d'approuver le projet d'électrification de la ligne Paris-Troyes”.
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