28/04/2016

CHÔMAGE : UN TOUR DE PASSE-PASSE QUI NE TROMPE PERSONNE

Si la baisse du nombre d’inscrits à Pôle emploi de la catégorie A atteint 62 400 personnes en mars, la hausse des gens inscrits en catégorie B et C, ceux qui ne travaillent que quelques heures dans le mois, est de 52 800. Au final, la diminution totale du chômage n’est que 9 600 personnes. 

La nouvelle a fait les grands titres des journaux télévisés : le nombre d’inscrits à Pôle emploi n’ayant pas du tout travaillé au mois de mars a diminué de 62 400. Mais aucune précision n’a été donnée pour analyser ce recul. On ne sait si cela correspond vraiment à autant d’emplois retrouvés par des chômeurs de catégorie A, où si une part de ce recul correspond à des radiations qui ne seraient pas synonymes d’un retour à l’emploi. Cette baisse intervient après une hausse de 38 900 inscrits en catégorie A au mois de février. La France comptait donc 3,79 millions de chômeurs de catégorie A au 31 mars 2016 contre 3,16 millions au tout début du quinquennat de François Hollande. Il faudrait donc que leur nombre de demandeurs d’emplois dans la catégorie des gens qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois diminue de 630 000 personnes d’ici mai 2017 pour que François Hollande gagne son pari sur l’inversion de la courbe du chômage durant son quinquennat.

24/04/2016

LE FRONT POPULAIRE : SOURCE D'INSPIRATION POUR LE MOUVEMENT SOCIAL

Quatre-vingts ans après, le grand moment que fut le Front populaire a quelque chose à dire au mouvement social actuel. L’Agora de l’Humanité du 23 avril a fait entrer en résonance ces deux époques.




21/04/2016


Vous voulez être entendus ? Comme nous, vous en avez assez de voir la parole populaire méprisée, ignorée, trahie. Le Parti communiste lance une grande consultation citoyenne dans le pays pour débloquer la situation. Pour avoir un grand débat public, faire émerger les exigences populaires, ouvrir des solutions face à la crise. Un grand débat pour donner votre avis sur la France, l’Europe, le monde.

Nous avons tous un bout de la solution. Vos exigences, exprimées et rassemblées doivent former un mandat populaire à rendre incontournable. Donc, à vous d’écrire la politique, à vous la parole !
Prenez la parole ! Le questionnaire, proposé à 500 000 personnes dans le pays est un point de départ. Vos réponses seront synthétisées au niveau national et rendues publiques.

Pour remplir le questionnaire en ligne, cliquez sur le bandeau

09/04/2016

RETRAIT DE LA LOI TRAVAIL :
100 MANIFESTANTS A ROMILLY

Une centaine de manifestants, samedi 9 avril à Romilly-sur-Seine, dans le cadre de cette nouvelle journée d'action pour demander le retrait de la loi "toxique" El Khomri. Au même moment, 400 personnes manifestaient dans les rues de Troyes.


























TOUT EST DIT !

07/04/2016

BERNARD FRIOT : UN COLPORTEUR D’IDÉES RÉVOLUTIONNAIRES


Invité de l’UPOPAube le 6 avril à Romilly-sur-Seine, l’économiste et sociologue a emballé bon nombre des cent personnes qui ont assisté à sa conférence sur le salaire à vie.

Une idée de « Professeur Maboul », a trompeté l’animateur sinueux d’un blog local qui, pour faire bon poids, décrétait Friot d’accusation : « homme  dangereux ! ». Dangereux pour les certitudes bornées de ce blogueur et de ses coreligionnaires, assurément.

Il est vrai que l’économiste n’y va pas par quatre chemins : ce qui, pour lui, est à l’ordre du jour, c’est la question du changement de mode de production capitaliste avec ses prolégomènes relatifs à la propriété. Qu’on se rassure, Friot n’est ni un « partageux » ni un « niveleur ». Il est pour la propriété privée, il le dit fort et clair, mais pour  la propriété d’« usage », qui permet de disposer librement d'un bien pour un usage personnel ou celui de ses proches, bien maintenu en bon état de fonctionnement et qui n’est pas monnayé. Ce qu’il oppose à la propriété « lucrative », ce « cœur systémique » de la pieuvre capitaliste qu’il veut voir cesser de battre, et qui permet à un propriétaire de tirer un revenu d'un bien qu'il n'utilise pas, revenu qui est le fruit du travail d'un autre. Dans ce cas, c'est le droit de propriété qui est rémunéré, et non le travail.

Pourtant, toute richesse produite est - et n'est que cela - le résultat d’un travail collectif et des ressources naturelles mobilisées  à cette fin. Les détenteurs de capitaux n'apportent aucune richesse. Ils achètent les moyens de production (terrains, bâtiments, outils, parts sociales des entreprises…) et, au titre de leur propriété lucrative, prélèvent une part de la richesse produite collectivement par d'autres, ce qui est pour l’économiste illégitime.

31/03/2016

LE FRONT DU REFUS EST EN MARCHE







La pluie n’a rien arrêté, plus d'un million de ­manifestants ont fait des rassemblements contre la loi El Khomri un moment exceptionnel dans l’histoire des mobilisations syndicales. 1 500 manifestants à Troyes, 200 à Bar-sur-Aube. De nouveaux appels à la mobilisation ont été lancés.

Au même moment où le Le Parisien ratiocinait dans son édition numérique, comparant la mobilisation des jeunes contre le CPE en 2006 et celles d’aujourd’hui pour le retrait de la loi travail, de nombreux jeunes, justement, convergeaient dès la fin de matinée vers la place de la Nation à Paris. La mobilisation de la jeunesse et des salariés contre une loi «toxique» qui «n’est pas digne d’un gouvernement de gauche», selon le député frondeur Christian Paul, a donc été à la hauteur, non seulement des attentes des organisateurs, mais de l’enjeu.

Rien ne va plus
Le chiffre ne résume pas tout, mais il signifie que le refus de ce projet de casse des droits du travail irrigue la société et qu’il est regardé avec sympathie par la majorité de ceux qui n’osent pas faire grève par peur de la répression patronale. L’opération badigeon de Manuel Valls n’a pas fait plus illusion que les leurres largués par des escouades d’experts patronaux célébrant en chœur la « modernité » de l’entreprise. Ils ont en eux quelque chose du docteur Don Léopold Auguste, qui avouait dans le Soulier de satin de Claudel : « Je suis pour la nouveauté, mais un nouveau qui soit absolument conforme au passé. » Le gouvernement avait tout misé sur le ralliement de la CFDT, pariant qu’il minerait la détermination des salariés et des jeunes, et étiolerait les rassemblements. « Rien ne va plus », dit-on au casino…

22/03/2016

ATTENTATS A BRUXELLES :
COMMUNIQUE DU PCF

La nouvelle des attentats de ce matin à Bruxelles nous frappe toutes et tous de stupeur et d'effroi. A cette heure, le bilan provisoire fait état de 26 morts et plusieurs dizaines de blessés. Le Parti communiste français tient d'abord à exprimer sa profonde peine devant ce monstrueux carnage, et à assurer de toute sa solidarité et de son soutien les familles des victimes, les habitant-e-s de Bruxelles et la population de Belgique tout entière.

Le PCF condamne ces attentats comme tous ceux perpétrés en France, au Proche-Orient, au Maghreb et en Afrique au long de ces dernières années avec le but d'entretenir des situations de violence, de guerre et de déstabilisation.

Les mobiles exacts des assassins ne sont pas encore connus mais l'objectif est évident: par une stratégie de terreur aveugle et inhumaine, ancrer les divisions en Belgique, en Europe, au plan international.

Ce drame appelle plus que jamais à l'inverse à une plus grande solidarité et une détermination politique pour non seulement retrouver et arrêter les meurtriers comme les commanditaires, mais aussi à apporter des réponses politiques durables à ce qui nourrit les filières criminelles qui veulent "importer un climat de guerre" en Europe et qui l'entretiennent partout ailleurs.

La responsabilité de nos gouvernements et de l'UE est de refuser de s'inscrire dans cette logique mais aussi de revoir la logique de leurs politiques internationales qui restent cantonnées à des réponses militaires au détriment des solutions politiques.

Le travail de la police et de la justice pour démanteler les réseaux et filières, pour stopper les donneurs d'ordre et les soutiens sera déterminant, et doit se dérouler dans le respect absolu des droits et libertés, individuelles et collectives, fondamentales, contre tous ceux, à commencer par les commanditaires des attentats, qui veulent les déstabiliser.
Paris - 22 mars 2016

03/03/2016

LOI TRAVAIL : "NOUVEAU DÉPART"... MÊME TERMINUS

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu'il appelle le « nouveau départ » de la loi travail. 

Ce nouveau départ aboutit au même terminus . Une seule solution, le retrait. La logique du texte, qui organise la précarité , facilite les licenciements dits économiques , s'attaque à la durée du temps de travail , reste la même : elle fragilise les salariés, et ne permettra pas de s'attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu'a affirmé le premier ministre dans sa présentation. C'est ce que montre l'expérience des autres pays européens qui , comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités , sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.
Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de  la loi, ou faire quelques effets d'annonce. C'est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s'opposer à ce texte et en exiger un autre. C'est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte .

En effet toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n'est pas supprimé contrairement à l'exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement , reste un effet d'annonce sans garantie d'application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l'ensemble des acteurs locaux de l'insertion sociale et professionnelle des jeunes. Il y a chez ce gouvernement, au-delà des effets d'annonce, un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre, notamment les 17 mars, à l'appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l'appel des syndicats, pour exiger le retrait du texte, et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s'attaquant réellement au cancer du chômage. Le Parti communiste français est entièrement mobilisé-e-s pour pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu'à ce que cet objectif soit atteint. Il invite à ce que partout dans le pays des initiatives de rencontres de débats, puissent se tenir pour décrypter la réalité du projet de loi, élaborer des propositions alternatives, et renforcer la mobilisation.

POURQUOI IL FAUT ENCORE ET TOUJOURS DIRE NON (clic sur le pictogramme)

17/02/2016

REFORME EL KHOMRI : "UNE ATTAQUE SANS PRÉCÉDENT CONTRE LE DROIT DU TRAVAIL"

Communiqué du groupe communiste républicain et citoyen du Sénat et des députés Front de Gauche :

«L’avant-projet de loi sur la Négociation collective, le travail et l’emploi contient des attaques sans précédent contre le temps de travail, les salaires, les apprentis, les indemnités de licenciement, l’expertise des CHSCT, la représentation syndicale, tout y passe.

Le temps de travail est complètement dérégulé par l’avant-projet qui prévoit l’extension de la durée de travail maximum à 60 heures par semaines par accord d’entreprise, l’extension des forfaits jours aux entreprises de moins de 50 salarié-e-s hors accord collectif. Le temps de travail en matière d’apprentissage est également modifié puisque les apprentis de moins de 18 ans pourront travailler jusqu’à 10 heures par jour au lieu de 8 heures, et 40 heures par semaine contre 35 actuellement.

S’agissant de la rupture du contrat de travail, les indemnités dues par l’employeur en cas de de licenciement abusif seront désormais plafonnées selon l’ancienneté. Au minimum trois mois de salaire pour moins de deux ans de présence, et au maximum quinze mois pour des employés présents dans l’entreprise depuis plus de vingt ans. Le projet revoit complètement le droit de la négociation collective. Si le principe d’un accord majoritaire reste maintenu il sera désormais possible pour les organisations ayant recueillies 30% des suffrages aux élections professionnelles d’organiser des référendums par internet auprès des salarié-e-s.

Le gouvernement reprend les propositions de la droite lors de la loi Macron visant à mettre en place des accords de compétitivité « offensifs » qui autorisent les entreprises à réduire le temps de travail et les salaires en cas de problèmes économiques ou développer l’emploi pour conquérir de nouveaux marchés. Les salarié-e-s qui refuseront pourront être licencié-e-s pour cause réelle et sérieuse.

Les députés du Front de Gauche et les sénateurs du groupe CRC appellent à une prise de conscience majeure contre les attaques portées au Code du travail et les régressions sociales que ce projet de loi emporte pour les travailleuses et les travailleurs de notre pays. Seule une mobilisation sociale massive dans notre pays peut empêcher le gouvernement Valls III de réaliser leur projet d’éradication du droit du travail. Nos groupes mèneront le combat à l’Assemblée Nationale et au Sénat, aux côtés de toutes celles et ceux qui refusent qu’un gouvernement qui se prétend de gauche réalise les rêves du MEDEF et de la droite.»

15/02/2016

PRIMAIRE A GAUCHE : "NOUS VOULONS UN DÉBAT D’IDÉES QUI UNIT"

Déclaration d'Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF, et Isabelle de Almeida, présidente du Conseil national, lors de la réunion du comité de liaison de la primaire de la gauche et des écologistes.


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