24/06/2016

BREXIT : L’AMPLEUR DU DESAVEU DOIT CONDUIRE A UNE REFONDATION DE L’UNION EUROPEENNE

Les citoyens britanniques viennent de voter à 51,9 % pour sortir de l'Union européenne. C'est un nouveau choc révélateur de l'ampleur du désaveu populaire vis-à-vis de l'UE néolibérale. 

- Le temps est venu de refonder l'UE, de construire une Union de peuples et de nations libres, souverains et associés, tournée vers le progrès humain et la justice sociale. Cette nouvelle Union, et les nouveaux traités qu'elle appelle, doivent se construire sous le contrôle des peuples européens.

- Le déni répété de cette exigence depuis le référendum de 2005 sur le Traité constitutionnel européen jusqu'au coup d’État financier contre la Grèce, a conduit l'Europe dans le jusqu'au-boutisme libéral et donné des ailes à l'extrême droite. La stratégie de David Cameron et l'accord passé avec la Commission européenne ciblant les populations immigrées ont libéré les forces les plus xénophobes au Royaume-Uni. Même dans sa formation politique, Cameron a été pris à son propre jeu. Pour les classes populaires britanniques, le changement de gouvernement qui s'annonce à l'automne, encore plus à droite, veut dire plus d'austérité, plus de soumission aux marchés, plus de tensions et de racisme dans la société.

- Nous refusons le faux dilemme, imposé par les partisans de l'austérité, entre l'enfoncement dans la crise sociale et l'autoritarisme, ou la dislocation sur fond de rivalités nationalistes. Il y a une autre option, celle de la reprise en main du projet européen par la gauche. Une lutte cruciale pour notre avenir à tous est engagée entre la droite ultralibérale de Boris Johnson alliée à l’extrême droite de Marine Le Pen et l'alliance de toutes les forces de gauche et de progrès qui refusent l'austérité. Nos regards se tournent vers l'Espagne, ou le résultat de dimanche pourrait ouvrir un espoir dans le camp progressiste.

22/06/2016

LE PCF APPELLE A LA MOBILISATION MASSIVE LES 23 ET 28 JUIN

Après avoir interdit la manifestation contre le projet de loi Travail « El Khomri », prévue  jeudi 23 juin à Paris , le gouvernement vient d'autoriser celle-ci sur un parcours négocié avec les organisations syndicales.

C'est une victoire de la mobilisation et de la détermination des démocrates à faire respecter les libertés publiques fondamentales. L'interdiction aurait été une décision scandaleuse, injustifiée. Après le passage en force du gouvernement au parlement pour imposer sa loi par l'utilisation de l'article 49-3, cette décision supplémentaire aurait été d'une extrême gravité. Le fait de l'envisager marque la dérive autoritaire du pouvoir. Il ne peut y avoir de débat démocratique si le droit de manifester est entravé. Le pouvoir est minoritaire dans le pays. Il est incapable de dégager une majorité politique et parlementaire pour valider son projet de loi. Il choisit la politique de terre brûlée. Il prend la responsabilité devant le pays de créer un climat de tension.

Nous ne nous laisserons pas détourner de notre objectif : le retrait de la loi travail et des droits nouveaux pour les travailleurs pour une sécurisation véritable de l'emploi. Nous demandons au Président de la République de suspendre le débat parlementaire afin de permettre l'ouverture de vraies négociations avec les organisations syndicales qui sont disponibles pour faire des propositions concrètes, porteuses de progrès social et de nouveaux droits.

Comme l'a demandé l'intersyndicale,  le Président François Hollande doit, « pour sortir de cette impasse, réunir les organisations syndicales et de jeunesse très rapidement ». Les parlementaires communistes, Front de gauche, à l'Assemblée Nationale comme au Sénat continueront à porter ces exigences. Nous appelons les salarié-es, jeunes, privé-es d’emploi et les retraité-es, les élu-es de la République à participer massivement aux manifestations des 23 et 28 juin et à la votation, organisée par les syndicats.

18/06/2016

120 ANS DE HAINE ANTI-CGT


Entre mépris de classe et répression sociale, le déferlement de propos venimeux qui s’exerce contre la CGT à l’occasion de la mobilisation contre le projet El Khomri n’est pas une nouveauté. Depuis sa création, la Confédération est la cible d’attaques violentes du pouvoir et du patronat.

Ainsi la CGT serait « à la dérive », associée à des « minorités qui se comportent un peu comme des voyous, comme des terroristes » (Pierre Gattaz). Sur la lancée, un médiacrate patenté a pu identifier les « deux menaces » qui pèseraient sur la France : « Daech et la CGT ». Tandis qu’une pétition exige la dissolution de la centrale, son secrétaire général n’est pas épargné. « L’homme qui veut mettre la France à genoux » (« le Figaro ») rappellerait le « Beauf » de Cabu, ce que suggère le portrait d’un Philippe Martinez à la « vie un peu terne et sans apparat », issu d’« une banlieue sans âme » et qui « roule dans une vieille Renault Scenic » (« Capital »). Frappés au double coin de la défense de l’ordre et du mépris de classe, les thèmes du discours anti-cégétiste ne se renouvellent guère. À trois décennies de distance, les propos de Pierre Gattaz font écho aux sorties de Coluche contre la CGT « force du désordre » et « cancer général du travail ».

16/06/2016

LOI TRAVAIL : UN PEU D'HUMOUR


INTERDICTIONS DES MANIFESTATIONS ?
F. HOLLANDE ET LE GOUVERNEMENT PERDENT LEUR SANG-FROID

Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du PCF :

“Mardi 14 juin, un magnifique et puissant défilé des salariés et de la jeunesse a montré l'isolement du gouvernement sur la loi El Khomri. Son acharnement à imposer cette loi sans la rediscuter et sans majorité législative pose un grave problème démocratique.

En marge de cette manifestation, des bandes de casseurs ont de nouveau pu semer la violence en s'attaquant, notamment, à l'hôpital Necker. Le gouvernement utilise ces faits condamnables et que nous condamnons pour tenter de discréditer les manifestants et les syndicats organisateurs. Avec les parlementaires communistes, présents sur le point fixe du PCF situé boulevard de Port-Royal, j'ai pu constater, une nouvelle fois, que ces bandes de casseurs agissaient à l'écart de la manifestation.

Alors qu'ils sont parfaitement identifiés, pourquoi ne sont-ils pas interpellés et comment peuvent-ils continuer à agir à chaque manifestation ? Alors que les pouvoirs publics savent interdire aux hooligans d'accéder aux enceintes sportives, pourquoi ces bandes de casseurs peuvent, en toute impunité, venir semer le désordre et le chaos ?

La menace d'une interdiction de manifester, exprimée par le chef de l’État et le premier ministre, est un signe extrêmement préoccupant de fébrilité dans un moment où, tout au contraire, notre démocratie et notre Republique doivent affirmer avec force leurs principes et leur valeurs essentielles.

Nous appelons donc le pouvoir à ne pas perdre son sang froid, à reprendre la négociation et à agir pour assurer la sécurité des biens et des personnes et celle du droit de manifester. Le gouvernement ne peut se soustraire à ses responsabilités en s'attaquant à une liberté constitutionnelle qui permet de faire entendre dans l'unité et sans violence le rejet de la loi El Khomri.”


15/06/2016


Pour remplir le questionnaire en ligne, cliquez sur le bandeau


13/06/2016

CAMPAGNE MÉDECINS DU MONDE :
UNE CENSURE INADMISSIBLE !

Pour fustiger les tarifs exorbitants fixés par les laboratoires pour certains médicaments, l'ONG Médecins du Monde devait réaliser, à partir du 13 juin, une campagne de communication choc, claire et dénonciatrice en révélant les profit faramineux faits au dépend des malades. Les propriétaires de panneaux publicitaires l'ont censurée.

En effet, cette campagne d’affichage a été «bloquée» par l’Autorité professionnelle de régulation de la publicité (ARPP) qui estime qu’elle pourrait nuire... aux laboratoires pharmaceutiques. L’ONG y dénonce les prix prohibitifs de certains médicaments contre des maladies telles que l’hépatite C, le mélanome ou la leucémie. L’ARPP, avec cette décision digne d’une république bananière, a donc fait droit au lobbying des laboratoires pharmaceutiques toutes griffes dehors à l’idée que l’on puisse venir fourrer son nez dans leurs comptes. Touchez pas au grisbi !

Car le magot est confortable. Par exemple, un traitement contre l’hépatite C facturé 41 000 euros pour une cure de 12 semaines, alors que son coût de production avoisine 100 euros ; 400 fois plus cher ! Outre, la dérive tarifaire, l’organisation estime aussi que «74% des médicaments mis sur le marché depuis 20 ans n’ap­portent aucun bénéfice thérapeutique par rapport à des molécules existantes.» Pourtant, l’Etat dispose d’un instrument légal pour inverser la tendance : la “licence d’office” qui peut être déclenchée si les médicaments sont «à des prix anormalement élevés» (article L. 613- 16 du Code de la propriété intellectuelle). Cette loi ouvre la porte à la production de versions génériques bien moins coûteuses et supportables par la Sécurité sociale. Alors ?

Le “marché” du médicament affiche des taux de marges deux fois supérieurs à la moyenne du secteur industriel. Et les prix aussi exorbitants qu’injustifiés de certains traitements pèsent lourdement sur les systèmes de santé solidaires. À terme, c’est l’accès égal aux soins pour tous qui est menacé par la voracité lucrative des laboratoires pharmaceutiques.

Répondre aux besoins de Santé de la population ici et partout dans le monde doit devenir la règle de l'industrie pharmaceutique. Notre proposition d'un grand pôle public du médicament intégrant la recherche publique, la production et la distribution des médicaments est plus que jamais d'actualité.

Médecins du Monde, avec cette campagne, souhaite faire réagir des pouvoirs publics jugés trop laxistes et qui disposent pourtant de quelques leviers. Une pétition destinée à Marisol Touraine peut aussi être signée par internet sur le site de cette organisation.

SIGNER LA PÉTITION : CLIC

11/06/2016


Dans une notice intitulée « Bien se comporter au sein et aux abords des stades », le ministère de l’intérieur recommande de « ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes ». 

Ces consignes remettent en cause le fondement de la démocratie, la liberté d’expression. En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes - qui relèvent de l’infraction pénale - et propos politiques et idéologiques - qui fondent les libertés constitutionnelles et le débat démocratique - elles génèrent un scandaleux mélange des genres. Notons au passage que le ministère de l’intérieur s’inquiète davantage des propos politiques que du sexisme et de l’homophobie, oubliés de ces consignes alors qu’ils sont malheureusement bien présents dans les stades.

Le gouvernement a-t-il peur que les supporters, qui sont aussi salarié-es, privé-es d’emplois, jeunes… ne débattent de la loi travail ? La ficelle est grosse et démontre que la stratégie visant à opposer supporters et grévistes ne fonctionne pas. Une large majorité de français-es refusent la loi travail, c’est donc aussi le cas des supporters ! De telles consignes sont en tout cas la preuve de la fébrilité du gouvernement, qui depuis 4 mois, en empêchant la négociation et le débat parlementaire, refuse tout débat sur la loi travail.

Pour que les supporters passent un bel Euro et que ce grand événement sportif valorise la France, la CGT réitère son appel à l’ouverture de discussions. L’intersyndicale attend toujours la réponse du président de la République à son courrier du 20 mai dernier, dans lequel les organisations syndicales demandaient à être reçues. Par son refus de négocier le gouvernement est responsable du blocage. La loi travail est minoritaire dans l’opinion, minoritaire chez les syndicats, minoritaire chez les parlementaires, elle doit être retirée !