21/01/2016

LA MOBILISATION POUR LA LIBERTÉ ET POUR SE LIBÉRER DE L’AUSTÉRITÉ, C'EST CELA L'URGENCE !

Avec la réforme constitutionnelle, ce sont les fondamentaux de la démocratie qui sont attaqués au motif de la défendre. 

Un gouvernement "déchéant"
En reprenant l'idée de déchéance de nationalité, le gouvernement copie lamentablement la droite et le Front national à des fins politiciennes. Cette mesure est grave car elle ne répond en rien à la demande de sécurité des Françaises et des Français durement touchés par les attentats de 2015. Qui peut croire que la déchéance de nationalité arrêtera un terroriste ? Personne, même pas Manuel Valls qui préfère parler de symbole. Ce qui est d'autant plus grave, car parler de « symbole » pour diviser la communauté nationale en blâmant et stigmatisant une partie des français est irresponsable et inadmissible.

14/01/2016

LA LUTTE SOCIALE N'EST PAS UN CRIME !
SIGNEZ L'APPEL DES GOODYEAR

Militants écologistes assignés à résidence, syndicalistes poursuivis au pénal, condamnés à de la prison ferme. La répression sociale n’aura jamais été aussi violente, renforcée par le contexte d’état d’urgence.

L’infamie. Mardi, alors que les cadres concernés et l’entreprise avaient retiré leurs plaintes, à la demande du procureur de la République, représentant de l’état, ce sont des travailleurs que la justice a décidé d’enfermer en prison comme des criminels. Huit ex-salariés de l’usine Goodyear d’Amiens-Nord ont été condamnés à neuf mois de prison ferme pour la «séquestration», durant trente heures en 2014, de deux cadres dirigeants de cette usine qui a fermé en 2014. Le lendemain, deux militants CGT d’ERDF-GRDF étaient, eux aussi, condamnés à mille euros d’amende avec sursis «pour entrave concertée à la liberté de travail» par le tribunal correctionnel de Paris. Les faits reprochés aux deux syndicalistes ? Avoir raccompagné une salariée licenciée à son poste de travail en faisant beaucoup de bruit !

Hollande et Valls ont décidé de déclencher une répression sans précédent contre les syndicalistes
Même si cette condamnation n’a pas de commune mesure avec celle des ex-Goodyear, «ce jugement est important en termes de jurisprudence», s’inquiète Cédric Liechti, secrétaire général CGT du syndicat de l’énergie de Paris : «toute action collective en nombre, à l’intérieur d’une entreprise, pourra être attaquée au nom de la liberté de travail. On ne devra revendiquer qu’à l’extérieur de l’entreprise. Les deux décisions d’aujourd’hui ont une résonance politique et auront un impact négatif sur le procès des salariés d’Air France. Les syndicalistes sont de plus en plus poursuivis au pénal comme des voyous.»

Comme pour Goodyear, avec le retrait de plaintes, c’est le parquet qui demande de durcir les condamnations ; 1 500 € d’amende pour les salariés d’EDRF-GRDF alors que la partie civile demandait... 1 € ! 4 décembre 2015 : un ancien salarié de Tefal a été condamné après avoir communiqué à l’inspectrice du travail des documents de la direction prouvant qu’elle voulait écarter la fonctionnaire embarrassante ; Air France... A Lyon, le parquet s’obstine à attaquer en cassation deux syndicalistes CGT pour diffusion de tracts sur l’autoroute en 2010. Des syndicalistes relaxés deux fois, mais contre qui le procureur s’acharne.

Avec la révoltante condamnation des ex-Goodyear, c’est la première fois depuis un demi-siècle qu’un gouvernement a demandé que soient requises des peines de prison ferme contre des salariés en lutte contre la fermeture de leur usine.

SIGNEZ L'APPEL DES GOODYEAR

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24/12/2015

"ON VOUS DEMANDE SEULEMENT UN PEU DE COMPASSION"

Il a choisi le jour, celui de Noël pour délivrer son message. Un appel à tous les peuples afin que les valeurs de partage, d'humanité se traduisent en actes. 

Abdullah Kurdi, le père du petit Aylan dont le corps sans vie retrouvé sur une plage turque avait bouleversé le monde entier, a souhaité s'exprimer, au nom des 4 millions de Syriens qui ont fui le pays, dont plus de 3 500 sont morts noyés en tentant de s'échapper par la mer.

Dans le message diffusé par une chaine anglaise, il tient d'abord à rappeler qui il est, et d'où il vient : « Syrien, de Kobané, Kurde ». « Nous, Syriens, quittions notre pays à cause de la guerre. Nous craignons tous pour nos enfants, notre honneur. Il y a les bombes-barils, les explosions et aussi Daesh. Nous avons des centaines de milliers de problèmes. »
« Avec ma famille, nous avons embarqué à Bodrum pour aller en Grèce, espérant ensuite gagner l'Allemagne ou la Suède. Nous étions sur le bateau depuis 4 ou 5 minutes lorsqu'il a chaviré et ce qui devait arriver arriva. Mes fils Aylan, Galeb et ma femme Rehanna sont morts noyés. Je les ai enterrés à la maison, chez moi, rappelle-t-il. Je veux aider les enfants car ils ne savent que rire et jouer. Nous devons en prendre soin et nous occuper d'eux. Alors voilà mon message : je voudrais que le monde entier ouvre ses portes aux Syriens.
Claquer la porte à la figure de quelqu'un, c'est très difficile à vivre. Lorsqu'une porte s'ouvre, on ne se sent plus  humilié. En cette période de l'année, je voudrais demander à chacun de penser aux douleurs des pères, des mères, des enfants qui cherchent la paix et la sécurité. On vous demande simplement un peu de compassion.
Je vous souhaite une très bonne année. Espérons que l'an prochain la guerre s'achèvera en Syrie et que la paix règnera sur le monde », conclut-il.

Kobané en ruines

23/12/2015

ETAT D'URGENCE :
LA DÉRIVE SÉCURITAIRE DE FRANCOIS HOLLANDE

Bornons-nous à prendre l’empreinte du paysage politique et regardons avec une gravité extrême ce que même le quotidien le Monde appelle « le virage sécuritaire de François Hollande ». 

Le projet de révision de la Constitution, qui a reçu, avec des réserves, l’aval du Conseil d’État, était examiné le 23 décembre en Conseil des ministres. Après un “pas de deux” sur la déchéance de nationalité, François Hollande a choisi de la maintenir, cheminant non pas sur les terres de la droite mais bien sur les fumiers empuantis de son extrême. Reste néanmoins l’essentiel, qui, s’il était adopté, risque d’inoculer à notre démocratie un poison lent sinon mortel : la constitutionnalisation de l’état d’urgence.

Cette situation d’exception n’a strictement aucune pertinence dans la durée et témoignerait, au contraire, d’une dérive d’autant plus menaçante qu’elle viendrait buter sur l’article 16 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen : « Toute société dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de Constitution. » En effet, le « régime civil d’état de crise », dont parlait François Hollande devant le Congrès et qu’il veut nous imposer, signifie mécaniquement que le juge judiciaire, gardien des libertés individuelles, serait remplacé de fait par un régime administratif à la main du gouvernement.

ESPAGNE : PODEMOS BOUSCULE LE PAYSAGE POLITIQUE

Podemos, la jeune formation de Pablo Iglesias a connu une ascension fulgurante, moins de deux ans après sa fondation. Le bon score de la gauche citoyenne a ouvert une nouvelle ère politique.

L’entrée fracassante aux Cortès de Podemos, qui a totalisé pas moins de 5,18 millions de voix et 69 députés aux récentes élections générales espagnoles, confirme que la camisole austéritaire européenne se déchire dans les pays du sud du continent. Après la Grèce, on a pu le constater récemment au Portugal avec l’avènement surprise d’un gouvernement socialiste soutenu par le Bloc de gauche et le Parti communiste (PCP). Le nord n’y échappe pas non plus : accession de Jeremy Corbyn à la tête du Parti travailliste anglais et un Sinn Féin qui pourrait créer une autre surprise en Irlande en 2016.

La force de se rassembler
Et cela, malgré que les tenants de l’austérité se soient acharnés cet été à faire un exemple de la Grèce. L’austérité à l’espagnole, comme ses sœurs grecque et portugaise, trébuche sur un obstacle qu’à tort elle a cru levé : une dynamique populaire d’indignation et de transformation. En outre, les élections du 20 décembre ont ébranlé l’édifice institutionnel accaparé par deux partis, le Parti populaire (droite) et le PSOE (socialiste) ; un bipartisme bien cadenassé où les coquins trouvaient facilement des copains.
La solution de diversion imaginée par la bourgeoisie madrilène avec Ciudadanos, un parti porteur d’une critique néolibérale du système, n’a pas empêché Podemos, ses alliés et Izquierda Unida, de rassembler un quart des voix. Les propositions de ces derniers ne pourront être ignorées, au moment où tous les scénarii de gouvernement sont ouverts. Au-delà des Pyrénées, la gauche de transformation vient de démontrer qu’aucun peuple n’est condamné à se replier dans le coup de gueule haineux. Ceux qui l’ont soutenue, ce sont les jeunes et les salariés, les forces vives sacrifiées sur l’autel de la finance et de la rente. Ils ont trouvé, malgré la brutalité de la crise espagnole et sa cohorte de méfaits, la force de se rassembler, enracinés dans des mobilisations locales qui ont su converger.

17/12/2015

SMIC : C'EST LE MÉPRIS QUI "NE PEUT PLUS CONTINUER COMME CELA" !

Le soir du second tour des élections régionales, le premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a réclamé une inflexion de la politique gouvernementale, notamment en faveur des précaires, car, selon lui, ça "ne peut plus continuer comme cela". 

Peu de jours avant, la CGT, FO, la CFE-CGC et la CFTC demandaient au gouvernement "un coup de pouce" à la hausse du SMIC permettant de dépasser l'augmentation automatique. Deux demandes faisant échos à l'appel du PCF et du Front de gauche pour une sortie des politiques d'austérité salariale et sociale et pour des dépenses nouvelles. Le chef du gouvernement a choisi d'ignorer ces appels. Dans son allocution au soir du second tour, Manuel Valls a confirmé qu'il accélérerait le train des réformes libérales que son gouvernement a engagées.

Quelque soit le message des urnes, l'exécutif ne compte donc pas infléchir sa politique d’austérité sociale. Pour la 3ème année consécutive, il ne donnera pas non plus de coup de pouce au Smic, le salaire minimum qui concerne 1,7 million de salariés du privé (11,1% d’entre eux). Avec, compte tenu du mode de calcul, une petite concession de +0,1%, tout de même, qui “boostera” le Smic... à +0,6%, soit une augmentation de 9,10 euros brut par mois. Cadrée dans la logique austéritaire, la ministre du travail, Myriam El Kohmri, juge que «dans le contexte actuel, [...] un coup de pouce n’est pas la meilleure solution pour augmenter le pouvoir d’achat, compte-tenu de ses effets sur le coût du travail et donc l’emploi.» La ministre s’est toutefois dite sensible aux fins de mois difficiles dans les foyers modestes et a déclaré qu’elle serait «attentive à ce que des négociations s’ouvrent partout où les minima conventionnels seront inférieurs au Smic.» Une préoccupation touchante mais qui ne changera rien pour les salariés concernés, puisque dans les branches où les grilles de salaires commencent sous le Smic, les employeurs doivent respecter le minimum légal.

09/12/2015

ELECTIONS RÉGIONALES - COMMUNIQUE DE LA FÉDÉRATION DE L'AUBE DU PCF

Dimanche 13 décembre, en se mobilisant bien davantage qu'au premier tour les électeurs de la grande région Est ont évité le pire. L'extrême droite raciste et son idéologie de haine, son programme d'injustice et de discrimination sociale ne seront pas aux commandes de notre région !

Nul doute qu'il aurait été préférable que cette mobilisation se produise dès le 1er tour et que les idées de justice sociale, de transition écologique, de démocratie citoyenne portées par le Front de Gauche soient au cœur de la campagne électorale.

Même si le FN ne dirigera aucune région, sa progression ronge, élection après élection, les fondements mêmes de la République. En cela, immense est la responsabilité des gouvernements successifs qui ont maintenu depuis dix ans, contre l'avis d'une majorité de Français, une politique d'austérité de plus en plus dure et autoritaire, sur l'ordre des vautours de la commission européenne. Comme l'est celle des médias qui, à force de banaliser et de verser jusqu'à l'ivresse le discours du FN, ont fini par laisser penser à une partie des Français que la bête immonde pouvait être caressée. Le Front de Gauche n'a certes pas été aidé par le peu d'intérêt - et c'est un euphémisme - que lui ont porté les médias, mais il doit lui aussi s'interroger, avec l'ensemble de ses composantes, humblement et sans plus attendre, sur les raisons pour lesquelles il n'a pas été entendu.

Il nous faudra, c'est certain, d'autres mobilisations bien plus importantes encore pour qu'adviennent des jours meilleurs pour notre peuple. Le PCF n'y renoncera jamais. Pour cela, il nous faut dès maintenant construire ce grand rassemblement populaire dans lequel se reconnaîtront l'immense majorité des hommes et des femmes de notre pays, qui, face à ce capitalisme qui broie la nature et les hommes, aspirent à vivre mieux dans une société de paix sans haine et sans violence, où les richesses produites par tous doivent permettre à chacun de vivre dans la dignité.

16/11/2015

Intervention d'André Chassaigne au Congrès réuni à Versailles


14/11/2015

FACE AUX ATTENTATS, RASSEMBLONS-NOUS POUR LA LIBERTÉ, L’ÉGALITÉ, LA FRATERNITÉ ET LA PAIX








Déclaration de Pierre Laurent suite à la rencontre avec le président de la République



Communiqué de Pierre Laurent, secrétaire national du Parti Communiste Français :

“Notre pays vient de vivre l'un des pires événements de son histoire. Les attaques terroristes simultanées de la nuit dernière à Paris et à Saint-Denis, revendiquées par Daesh, faisant à cette heure 128 morts et 250 blessés, sont effroyables. La France est en deuil.

Au lendemain de ce carnage, nos premières pensées se tournent vers les victimes, leurs familles, leurs proches, les témoins et tous ceux dont la vie a été menacée. Pour tous, la douleur est immense. Chacun en France s'en sent profondément meurtri. Nous saluons l'action des forces de l'ordre, des secours, des urgentistes et personnels de santé et des agents territoriaux dont la mobilisation a été exemplaire ainsi que la solidarité des habitants qui s'est immédiatement manifestée.

Moins d'un an après les attentats de janvier dernier, la République est frappée en son cœur. Alors que l’État d'urgence vient d'être décrété par le gouvernement, le renforcement des moyens de police et de justice est un impératif. L’État doit trouver durablement les moyens adaptés pour garantir la sécurité de toutes et de tous. J'appelle notre peuple à ne pas céder à la peur, à se rassembler pour la liberté, l'égalité et la fraternité, et pour la paix. Nous devons refuser les amalgames et les stigmatisations. Ensemble, nous devons rejeter fermement la haine et les racismes.

La France est touchée par la guerre et la déstabilisation qui minent le Proche et le Moyen-Orient. La lutte contre le terrorisme appelle une mobilisation redoublée et des solutions internationales. Elle ne pourra triompher que dans la mobilisation pour un projet de société solidaire qui place au cœur de tous ses choix l'émancipation humaine, les valeurs de la République et la paix.

Le PCF, ses représentants et ses élus, seront de toutes les initiatives qui, dans les prochains jours, permettront à nos concitoyens de se rassembler pour faire face à cette épreuve et ouvrir un chemin d'espoir pour notre peuple. Dans ce moment tragique, le PCF a interrompu toute activité de campagne électorale.”
14 novembre 2015